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Préface de l’œuvre ‘’Quand naîtra un homme comme toi’’ de Kodzo A. VONDOLY & David E. ACCOH

A la lecture de cet ouvrage que j’ai décortiqué avec un appétit d’ogre, le lecteur ne sera que plus encore émerveillé de découvrir où de redécouvrir, à travers les vers harmonieusement ciselés de nos deux poètes, les prouesses de Nelson Mandela, le héros dont le nom trottera à jamais sous les tropiques, le père aimant qui ne cesse d’impacter le vécu de milliers de personnes de part le monde, et  dont les griots chanteront les louanges jusqu’à la fin des temps.

Devoir de mémoire, c’est ainsi que je qualifierai le recueil de poème intitulé ‘’quand naitra un homme comme toi’’, coécrit par David ACCOH et Kodzo Adzéwoda VONDOLY, un véritable hommage rendu à une icône du continent noir et qui par la même occasion apparaît comme une invite à une prise de conscience inspirée des récits de ce dernier.

Qui est donc ce héros dont les prouesses, le temps d’une inspiration se sont substituées à la muse de nos deux auteurs pour ainsi concourir à la production de vers tout aussi instructifs les uns que les autres.

Cet homme, je crois savoir que, né le 18 décembre 1918, il demeure l’un des rares hommes politiques du continent africain, adulé par son peuple et dont la renommée dépasse les frontières de notre continent. Un homme à l’histoire atypique qui, par son abnégation et sa foi en la cause de la liberté a su affronter pendant vingt sept longues années les murs de la geôle pour se voir par la suite confier la destiner de l’une des plus grandes nations africaines : l’Afrique du sud. Cet homme, Nelson Rolihlahla Madiba Mandela, héros de la lutte contre l’apartheid et symbole de nombreuses générations de part le monde, c’est bien de lui dont il s’agit.

Ce recueil, composé à un moment ou tout le monde entier, inquiet, vacillait au rythme des battements du cœur de notre héros est appelé à paraitre alors qu’au soir du 05 décembre 2013, les drapeaux sont tombés en hommage à l’homme qui, après ces années de lutte, repose désormais auprès du créateur.

Il résonne, tels des coups de salves, pour dire ‘’au revoir Madiba’’, adieu, repose en paix et puisse Dieu sécher nos larmes ; ‘’Ô Madiba’’, la terre entière est en émoi.

Il vient à point nommé nous interpeler, africains que nous sommes sur la nécessité d’un véritable examen de conscience visant à répondre à la question : qu’avons-nous appris de ‘’Madiba le grand frère’’ comme le dit si bien David ACCOH, de son histoire, de sa vision ? 

Je ne saurai ici tout énumérez et encore moins prétendre détenir la totalité du savoir quant à la réponse à cette ‘’interrogation’’ mais il me paraît important de nous rappeler quelques qualités intrinsèques de l’homme et que les fils et filles d’Afrique, avec, au premier rang les détenteurs d’une quelconque sphère de pouvoir dans nos Etats devraient souvent méditer : l’amour patriotique, l’intégrité, l’humilité, la ‘’force de l’âme’’.

Ils devraient également constamment garder à l’esprit ces belles paroles de l’homme pour qui ‘’ Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.’’

Madiba se définissait bien souvent comme  un homme comme les autres, un pécheur qui essaie de s’améliorer : «Je ne suis pas un saint à moins que vous pensez qu’un saint est un pécheur qui continue d’essayer…» ; une belle leçon d’humilité qu’il nous faut nous approprier et pérenniser pour des siècles sans fin. Mais nous, comment nous définissons-nous ? Sommes-nous capables de tant de modestie et d’humilité pour reconnaitre un temps soit peu nos erreurs ou, nous considérons-nous comme des dieux sur terre, des êtres parfaits et imbus de leur personnalité ? Un homme comme Madiba existe-t-il déjà parmi nous ? Sinon, quand naîtra-t-il ?

La question nous est posée et ne cesse de tarauder l’esprit de nos auteurs. Comment ressembler à Madiba, le fidèle fils du continent, le père aimant, à Mandela le sage ?

Peut-être devrions-nous tout simplement joindre nos voix à Kodzo Adzéwoda VONDOLY lorsque, comme dans une profession de foi, il confesse à l’endroit du premier président sud africain : ‘’je veux être comme toi’’ portant ainsi par ses vers la prière qui fleurit ‘’dans le cœur de l’Afrique et du monde’’ entier ?

Cette prière qui d’ailleurs concourt à vivifier ‘’l’espoir d’une Afrique au cœur brisé’’ et qui souffre de voir par moment ses enfants emprunter des chemins totalement situés aux antipodes de la voie à nous tracée.

Persuadée que ‘’l’Afrique vivra’’ malgré tout, et surtout si, à cette Afrique, nous redonnons la paix qui est la sienne, les coauteurs de cette œuvre-hommage insistent, pour ce faire, sur la nécessité pour chacun de nous de prendre conscience de nos ‘’erreurs’’ comme par exemple le fait de transformer nos ressources minières – destinées à financer le développement de nos pays – en armes meurtrière telles ‘’les mines’’, sources de conflits pour la plupart stériles.

A la lecture de cet ouvrage que j’ai décortiqué avec un appétit d’ogre, le lecteur ne sera que plus encore émerveillé de découvrir où de redécouvrir, à travers les vers harmonieusement ciselés de nos deux poètes, les prouesses de Nelson Mandela, le héros dont le nom trottera à jamais sous les tropiques, le père aimant qui ne cesse d’impacter le vécu de milliers de personnes de part le monde, et  dont les griots chanteront les louanges jusqu’à la fin des temps.

 

 

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